31.03.2007
Un super chrono
C'est toujours bon de commencer un tournoi de vitesse en faisant le meilleur temps aux 200 mètres lancés. Cela donne rapidement confiance, mais aussi d'un autre côté demain, cet exploit sera oublié. Les quatre coureurs qui sont encore en lice pour le titre de Champion du Monde de vitesse seront de nouveau tous sur le même pied d'égalité.
Mon temps de 9''968 ne comptera plus. C'est pourtant mon record. La mise en route a pourtant été assez dure pour moi ce matin. J'avais encore dans les jambes le tournoi de keirin de la veille. Ca allait beaucoup mieux l'après-midi, en matches face à Nimke. Il m'a attaqué dans la deuxième manche des quarts, mais un match de vitesse c'est cela : il faut savoir rebondir très vite en pleine course.
La demi-finale sera encore franco-française. On va se retrouver avec Grégory Baugé, c'est comme cela. Il y a deux ans à Los Angeles c'était déjà le cas, et malheureusement pour Greg la malchance était venue se mêler à nos matches. Quand on est deux coureurs d'une même nation dans le carré du tournoi de vitesse, il y a 50% de chance que cela se produise. C'est comme cela. On ne peut rien y faire. Je partirai demain pour me battre pour aller en finale et chercher une médaille. Greg fera de même. C'est légitime. Que ce soit Gregory ou un autre coureur c'est la même chose. Les places sont chères dans un championnat du Monde. On bosse pendant un an pour y arriver. Il ne faut pas laisser passer les occasions qui se présentent. On ne peut pas se faire de cadeaux. C'est le sport, la compétition qui eut cela. Ce qui va compter à partir de maintenant c'est la récupération. Cela passe par le massage, manger et aller se reposer.
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30.03.2007
Déçu du keirin
Les qualifications du keirin et les demi-finales se sont bien passées. Je suis rentré à l'hôtel entre les deux courses. J'ai pris une douche, un petit repas avec Kevin : pâtes, viande blanche et yaourt, plus un café. Nous sommes allés ensuite dans notre chambre. On a parlé, regardé nos mails et écouté un peu de musique.
La finale n'a pas rigolé malheureusement. Je suis déçu. Peut-être que j'ai produit mon effort un peu trop tôt, mais une chose est certaine, j'ai des jambes de feu en ce moment, comme jamais je n'en ai eu. Je me suis "affolé" un peu face aux autres, et peut-être que j'aurais du attendre. Je termine encore quatrième, et c'est une nouvelle déception pour moi. Il mes reste encore la vitesse pour corriger le tir.
Les Anglais ont pris l'or et le bronze sur ce keirin, mais ils ne sont pas imbattables. Ils ne sont pas plus forts que nous. C'est juste que la course s'est bien déroulée pour eux. Cela n'a pas été le cas de Kevin Sireau en demi-finale. Il a été carrement balancé par Mark French alors qu'il produisait son effort. C'est inadmissible. On connait ce sprinter. Il a été mouillé dans des affaires a eu un procès et s'est en sorti grâce à une batterie d'avocat. Il revient sur un vélo, et recommence à faire n'importe quoi. Ce gars là n'a pas sa place parmi nous, c'est tout. Ce coup-là en plus, il l'avait déjà fait en Coupe du Monde à Manchester.
Il y a eu aussi la chute de Clara en vitesse. Voir un coéquipier de l'Equipe de France a terre cela ne laisse jamais insensible, mais après je suis rentré dans ma finale, j'ai fait le vide. Pensé à ma course. J'ai hâte que le tournoi de vitesse débute désormais pour montrer que j'ai de bonnes jambes.Je vais essayer de corriger tout cela.
21:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J'ai rempli mon contrat
La nuit a été tranquille après mon troisième titre de Champion du Monde de vitesse par équipes. Je suis rentré à l'hôtel, j'ai mangé, je me suis fait masser, et je suis allé me coucher. Sur ce mondial, je fais chambre avec Kevin Sireau. C'est le jeune qui monte en équipe de France, mais ce qui est incroyable c'est qu'il n'est pas stressé du tout.
J'ai vécu cet après-titre naturellement. J'aurais satisfait au même rituel si on avait perdu cette finale contre les Anglais ! Rien n'aurait changé dans ma façon de faire. Une chose est certaine, devenir champion du Monde c'est fort. Très fort. Tous mes titres ont une saveur différente. Ils ne représentent pas la même chose, même si le premier en 2000 à Melbourne, et celui de l'an passé à Bordeaux, en France, ont une saveur particulère. Tout comme la médaille de bronze que nous remporté en 2004 lors des Jeux d'Athènes.
Mon contrat en tout cas est d'ores et déjà rempli avec cette victoire en vitesse par équipes, il me reste maintenant à disputer les tournois de keirin et de vitesse. On a gagné en équipe avec Grégory et Arnaud, et désormais débute les tournois individuels. Un détail, tiens, j'ai utilisé sur les deux manches, un braquet de 49x13.
Ce qui est fort aussi dans ce que l'on a fait tous les trois, c'est que l'on gagne avec deux millièmes d'avance sur les Anglais. C'est rien. C'est au mieux un vélo de différence par rapport à eux, une fraction de seconde que l'on a su gagner à un moment où à un autre sur eux, c'est vraiment pas grand chose qui a fait cette toute petite différence. Peut-être est-ce tout simplement le mental qui a fait la différence, car pour nous cette finale c'était un peu comme aller à la guerre...
09:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.03.2007
C’est toujours aussi fort

C’est mon troisième titre de Champion du monde de vitesse par équipes, et le sentiment que dégage une telle victoire est toujours aussi fort. Ici, c’est encore différent des deux premiers car on conserve nos maillots de champions conquis l’an passé à Bordeaux. Melbourne, le premier de ma carrière et Bordeaux ont, c’est vrai, un parfum particulier, tout comme ma médaille de bronze aux Jeux. On a fait le deuxième temps de qualifs, et on gagne la finale. Mais il ne faut pas croire que ce fut facile. Ce qui est certain c’est qu’on était en forme en venant ici, et qu’on ne s’est pas posé de questions. La course, c’est la guerre...
Le contrat est rempli, il me reste maintenant à disputer le keirin et la vitesse individuelle. J’ai mis pendant tout le tournoi un braquet de 49x13. Est-ce que j’en ai changé entre les deux tours du tournoi, je ne sais plus. Je ne me rappelle plus. Tout se bouscule actuellement dans mon esprit... C’est fort, vraiment trop fort.
On gagne en plus avec seulement deux millièmes d’avance sur les Anglais. C’est quoi, un tel écart ? Un vélo de différence au mieux, quelques fractions de secondes grapillés ici ou là par notre équipe ! Où, je ne sais pas encore, il faut pour cela analyser notre finale. Cela prouve aussi qu’une victoire lors d’un championnat du Monde se joue à très peu de choses. Là, je vais rentrer à l’hôtel. Je vais d’abord devoir satisfaire au contrôle anti-dopage. J’espère que cela ira vite. J’irai ensuite me faire masser, et j’irai au lit. Ma soirée ne changera pas des autres depuis que je suis ici. On a gagné ce soir, mais son déroulé aurait été le même si on avait perdu...
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