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09.06.2008

L’important, c’est dans deux mois

Je n’étais pas très bien au Grand Prix de Saint Denis, et c’était pareil lors de la finale du Trophée du Sprint Fenioux à Lyon. On fait de grosses séances en ce moment à l’entraînement, beaucoup de musculation et je ne suis pas super bien en compétition. L’objectif c’est Pékin, et je suis à 100% dedans. J’ai du mal à trouver la motivation pour les autres courses. L’important c’est vraiment dans deux mois, pas maintenant. Je ne doute pas du tout, même si je ne marche pas très bien mais cela ne me fait aucunement gamberger. J’ai déjà connu de telles situations, des jours sans comme cela m’arrive en ce moment au cours de ma carrière que ce soit sur un entraînement ou en compétition, comme cette année sur la Coupe du Monde de Los Angeles.

Je pense en plus qu’inconsciemment je ne suis pas arrivé à me libérer que ce soit à Saint-Denis ou ici à Lyon. J’arrive en plus sur ces courses bien entamé physiquement avec de grosses charges de travail derrière moi. Mais comme je suis un compétiteur bien évidemment cela ne me fait pas plaisir de me faire battre en matches, de faire des deux cents mètres lancés d’un niveau qui n’est pas le mien habituellement. Mais il faut l’accepter, c’est comme cela. Je vais en tout cas continuer à travailler en fonction du programme que l’on s’est fixé avec Benoît Vêtu afin que j’arrive au top de ma forme au mois d’août.

On me demande souvent de mettre des termes sur de mauvaises sensations. Alors je vais essayer de définir ce qu’est une mauvaise sensation, c’est lorsqu’on est dans un état de fatigue générale après de gros entraînements, on manque de force, de coordination dans nos mouvements. On ne va pas vite, on manque d’accélération. C’est un tout en fait. Ma prochaine compétition se sera comme tous les autres pistards, sélectionnés Olympiques ou pas, les Championnats de France au début du mois d’août à Hyères. Ce sera une course qui bien entendu sera plus importante qu’un Grand Prix de Saint Denis ou une manche du Trophée Fenioux, même si je ne mésestime pas cette épreuve qui est parrainée depuis des années par Christian Fenioux, un véritable mécène de la piste.

Les championnats de France marqueront la fin d’une grosse préparation. J’aurais un niveau de forme qui me permettra d’être là, mais cela restera un objectif moins prioritaire que Pékin, juste un bon test à un mois du début des JO. Les France me permettront de fignoler les derniers détails avant Pékin. Je vais aussi les disputer sans prendre le moindre risque. Le but premier sera d’éviter la chute. Ce qui est arrivé à Didier Henriette et François Pervis en quart de finale de la vitesse à Lyon refroidi. Ils sont tous les deux tombés du haut du virage. Cela donne des sueurs froides dans le dos quand on voit cela, surtout que tous deux sont restés longtemps allongés par terre. C’est dur de voir un athlète ne pas pouvoir reprendre la compétition, et surtout que cette chute au final l’oblige à devoir tirer un trait sur toute une saison.

Commentaires

Mickaël a mille fois raison : l'important c'est Pékin !
Que pèse en effet une place au Grand Prix de St Denis, et -pardon de le dire- une place aux 3Fenioux" (même une très bonne) face à une médaille Olympique ?
Des comme celle là (ou mieux: des comme celles là), on ne peut se battre que tous les 4 ans pour aller les chercher... faut-il encore y décrocher sa sélection parmi une concurrence que le monde entier nous envie.
Pour le reste, Mickael est tellement tourné vers son échéance d'août qu'il y place aussi les championnats de France.
Ceci-dit, on espère bien qu'il sera opérationnel début juillet !

Ecrit par : Jean-Pierre Limousin | 10.06.2008

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